Le Jardinier

Cette partie est consacrée aux réalisations conseils, expérimentations, dessins, plantations, qu'il m'a été donné de réaliser dans mes murs et ailleurs.

Début

Voilà mon premier aménagement en 2002, trois arbustes, un Photinia "Red Robin", un noisetier tortueux et un cornus "Winter Flame." Végétalisation et réduction de la prise au vent de cette véranda par une plantation sérrée (trop?). Peu d'entretion est nécessaire car la lumière atteint diificilement le sol ce qui limite beaucoup les mauvaises herbes de plus les feuilles ne sont pas ramassées en automne, elles restent aux pieds des arbustes assurant un renouvellement régulier de l'humus de surface et limite par la même l'arrosage. Ces trois arbustes ont l'avantage d'avoir des qualités ornementales l'hiver. Le cornus pour renouveller ses couleurs flamboyantes est taillés en fin d'hiver, derrière lui la floraison des fleurs mâles sur les branches tortueuses du noisetier intervient en mars bientôt suivit par le photinia en avril mai. L'été les arbustes contribuent à rafraichir l'atmosphère de la véranda. L'idée étant aussi de reconstituer un biotope ou les végétaux recyclent la matières organique et attirent une microfaune.

 

Trois pêchers

Barrière en pin couleur vermillon, servant de tuteur à trois pêchers de vigne, deux rosiers paysagers la bornent, graminées et vivaces florifères (Stipa tenuifolia, gaura rose) pour l'anime.

Cette proposition est une séparation entre un gazon et un potager, alliant fonction ornementale: couleur, floraison... et pratique: tuteur et ratelier occasionnel pour outils.

Terrasse

Pour le même jardin, un massif très exposé au soleil pour une floraison pour la belle saison.

A gauche près de la terrasse un romarin rampant un fenouil bronze et un hélicrysum italicum pour les parfums, pour la floraison agastache, rudbékia, aster frickartii Monch, Achillée et Hémérocalle quelques stipa tenuifolia, près du Cotinus pourpre à l'autre bout un peu de mélisse et de menthe installées par le patron.

Gabion

Le gabion qui nous vient du mot italien gabbia "cage" est un ouvrage de branchages tressés destiné à être rempli de terre pour servir de protection. Le détournement de cet ouvrage me permet le contrôle du mélange terreux, ce qui offre des alternatives à son propre sol sans perdre le bénéfice de la capilarité ou du travail des lombrics dans le substrat. En modifiant la topographie d'un espace donné on fabrique des micros climats alentour, des plantes avec des besoins différents peuvent alors trouver une place nouvelle et ce sur une zone réduite.

L'autre motivation ici est d'élever vers le regard et donner le sentiment de rapetisser à l'observateur. J'ai choisi de renforcer ces jeux d'échelles par des végétaux à petites feuilles ou à développement réduit.

Haie

Cette haie utilise des espèces indigènes comme la viorne lantane, le prunellier sauvage, le fusain européen,le troène vulgaire qui ont comme intérèt de donner des baies, pour certaines comestibles, aux couleurs variées, le noisetier s'ajoute au lot ce qui donne des arbustes de taille homogène d'environ 3 m et plus. L'érable champêtre et le charme sont des espèces plus grandes pour donner plus d'élévation si on le souhaite mais le premier pousse lentement quant au second il se prête bien à la taille. On pourrait renforcer l'aspect naturel en rajoutant des buis et des églantiers. J'ai rajouté des pyracantha mais traités de manière naturelle sans taille qui ajoute un élément persistant et une touche supplémentaire de couleur pour un automne déjà coloré par ses voisins. Cette haie s'étend de part et d'autre d'un grand tilleul et sert de séparation avec un grand champ, dans une zone encore peu urbanisé, d'où le choix d'essences locales. Elle permet le raccord avec une autre haie clôturant le champ attenant, ce qui forme à terme une poursuite du réseau bocager. Ce type de préoccupation est profitable à la microfaune, pollenisateurs et auxilliaires, ainsi qu'aux oiseaux et par la même bénéfique au potager qui doit s'installer non loin de la haie.

Essai Homochrome

Association et opposition du rapport entre les feuilles des graminées noires que sont les ophiopogons et les coussins de lichens (nuances de gris à vert jusqu'à l'incolore). Le jeu des textures et des valeurs est renforcé par le paillis d'ardoise.

Deux modèles prévalent ici: une carrière et le quai d'une gare désaffectée. Les lichens pour se développer apprécient une surface drainante et minérale. Ainsi la recherche d'une symbiose de tous les éléments participe autant à la réussite que le résultat esthétique.

Au bout d'un an les résultats sont encourageants, il est probable que j'étende cette pièce en divisant mes coussins de lichens qui ont presque doublés, d'autant que mon gisement à lichens à été détruit par des promoteurs.

Pionnières

Dans cette zone ouverte on distingue les stipas et les fenouiles qui donnent un aspect de vagues ondulantes en mai. A l'origine, une poignée de chaque variété et c'est en peu de saison que par dizaines elles se sont ressemées et constituent ici,les deux espèces pionnières les plus vigoureuses. Ainsi suite à la sécheresse et à l'abus des désherbant à pu se reconstituer une couverture du sol satisfaisante.